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POURQUOI CETTE PAGE ?

Une recherche n'est jamais terminée...

Même après la publication d'un ouvrage qui en fait le point à un moment donné, de nouveaux éléments peuvent apparaître au hasard des lectures ou d'autres recherches qui viennent à croiser dans les mêmes parages.

Bien sûr il est rare que ces "trouvailles" soient de première grandeur, au point de remettre en cause tout l'édifice du récit initial. Cependant, elles peuvent présenter un intérêt, même infime, même anecdotique, qu'il convient de ne pas négliger.

Cette page présentera donc les éléments nouveaux concernant "La Chevrolière sous la Révolution".

 

 

 

ADDENDUM N° 1 (janvier 2015) : Pierre Doré et Jeanne Guillou

 Après la tourmente, en 1801, la municipalité chevroline s'inquiète, entre autres, des registres d’état-civil « qui se trouvent arriérés pendant toute la guerre civile de toute la Vendée », et du fait que « plusieurs citoyens […] n’ont point d’état-civil parce qu’il y a plusieurs registres […] qui ont été perdus par le désastre de la guerre. » Mais, contrairement à d’autres communes touchées par la guerre de Vendée, la mise à jour de l’état-civil ne sera jamais réalisée de manière systématique à La Chevrolière parce « qu’on ne peut trouver personne qui veuille se livrer à ce travail, attendu qu’il exige un très long temps pour le confectionner dans les formes prescrites par la loi, qu’il ne se trouve que des agriculteurs dans cette dite commune dont le temps est précieux à l’agriculture. » (Extrait, page 168)

 

 De fait, c'est en feuilletant les registres d'état-civil du XIXème siècle que l'on peut tomber par hasard, comme ici, sur le « reflet » d'un acte de notoriété qui nous renseigne de façon inespérée sur le sort de deux humbles protagonistes de la guerre civile, inconnus jusqu'alors.

 Le 1er juillet 1806, à l'occasion de son mariage avec Pierre Tessier, Gabrielle Doré doit recourir, pour prouver sa filiation, à un acte de notoriété qui suppléera les actes de décès inexistants de ses parents : elle est la « fille majeure de feu Pierre Doré [charpentier à Passay] tué sur une pièce de terre de La Bernerie en Sainte Pazanne dans le mois de novembre 1794 comme il est constaté par acte de notoriété dressé à Saint Philbert par le juge de paix le dix mai dernier, signé Bousseau, et de défunte Jeanne Guillou décédée au bourg de Bouaye dans le mois de novembre 1794 comme il est constaté par le même acte de notoriété que ci-dessus »...

 

 Dans quelle colonne (pages 164-165) ranger le nom de Pierre Doré ? Peut-être dans celle des Bleus, dans la mesure où l'on peut penser que le couple avait trouvé refuge à Bouaye, tenu alors par les soldats de la République ; mais nous n'en avons pas la certitude... Quant à Jeanne Guillou, qui n'a pas été « tuée », son décès est-il sans rapport avec la misère des réfugiés ? Est-elle morte de maladie, de faim ou de chagrin ? La seule chose que nous pouvons affirmer, sans risque d'erreur, c'est que l'un et l'autre sont à ranger parmi les victimes de la guerre civile...

 

 

 

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